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:: Une vie à construire [PV Hana] ::

 
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Ismael Valdes
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MessagePosté le: Jeu 13 Oct 2011 - 19:42    Sujet du message: Une vie à construire [PV Hana] Répondre en citant

Ce rp se déroule après l'élection de John Hart, le maire anti-mutant mais avant les premières arrestations.


Il fallait se dépêcher, il fallait être à l'heure. Certains diront que c'est toujours le cas à New York, mais ça l'était plus encore pour moi en ce vendredi matin pluvieux et brumeux. A travers les parois de béton, de verre, de métal de la ville, l'eau s'imposait partout. Je sentais mes cheveux s'en gorger, ma peau froidir sous les rivières minuscules des gouttes qui coulaient dans ma nuque. Sur l'énorme parking de l'aéroport, je louvoyais en courant entre les obstacles que formaient les gens autour de moi. "Pardon... Excusez-moi..." Litanie d'excuses destinées à des visages sans noms, sans traits.

Je connaissais par cœur le chemin vers la porte de l'avion qui m'amenait ma fille de Los Angeles. Dans la ville des anges, au même moment, sa mère était en train de passer sous les rayons. Un cancer dépisté relativement tard était un auspice cruel pour une famille déjà éclatée et personne ne voulait que Hana ne soit témoin d'une déchéance corporelle inévitable. Je suis arrivé près de la porte quand les premiers passagers ont commencé à sortir. Un homme qui attend parmi une foule qui attend.

"Hey Hana, ma puce..." La phrase d'accueil, immuable.

Je me suis accroupi en lui ouvrant mes bras et je l'ai trouvée, femme miniature et tendre, dans mes bras que j'ai tenus fermés un peu plus longtemps que d'habitude. Mes lèvres sur sa joue, aussi, se sont pressées plus longuement. John Hart venait d'être élu et il ne fallait pas être très intelligent pour comprendre que ses actions seraient néfastes pour les mutants, pour nous. Hana devait sentir le froid et l'humidité que son père avait récoltés de l'automne. Je l'ai enfin lâchée et je me suis relevé pour saluer son beau-père.
"Merci, Harry." "C'est normal, Ismael." Et c'est tout, il est parti après m'avoir tendu la valise rose. Le vol décidé en catastrophe et l'inquiétude avaient eu raison de son air d'adolescent éternel.

J'ai pris ma fille par la main, l'autre tirant la valise sur roulettes.
"Alors, tu viens passer des vacances chez papa?" ai-je dit en riant. Mais le cœur n'y était pas. New York n'était pas une place sure pour elle et pourtant, je l'avais prise avec moi. Est-ce que je m'imaginais que mon poste d'inspecteur de police pouvait la protéger? Non. Est-ce que je me pensais suffisamment fort pour la préserver? Non plus. Mais nous vivions une période d'incertitude avec sa mère et je considère qu'une enfant a sa place auprès de ses parents. Hana était une petite partie de moi et j'étais une petite partie d'elle. Mes tripes la réclamaient, mon esprit s'embrouillait devant le choix de la laisser partir loin de moi ou d'en prendre soin moi-même. C'est aussi ça, être parent, c'est prendre des décisions dans le doute, en sachant que ces décisions seront encensées si la suite nous donne raison, ou condamnées si la suite nous donne tort. J'ai serré sa main plus fort quand nous sommes passés près des gardes. "Comment ça va à l'école?" Dans mon jean et ma veste en cuir détrempés, j'étais un père normal qui pose des questions normales.

Beige et lumineux, l'aéroport semblait féérique. Midi approchait, j'avais pris congé, le temps était encore gris. Au bout du long couloir de sortie, on voyait le ciel moutonné de nuages maussades.
"Cette après-midi, on essaiera de t'inscrire à ton ancienne école, tu retrouveras tes amis, ça te fait plaisir?" Je me suis penché vers elle, je voulais la rassurer autant que me rassurer. Hana avait quitté New York depuis un an seulement mais elle ressentait peut-être la tristesse de se séparer de ses amis de Los Angeles. Quant à moi... je ressentais cette chaleur dans la poitrine, celle qui me serrait les poumons et le cœur, celle qui venait de ma culpabilité à lui faire courir un risque, et de mon bonheur de la retrouver.

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MessagePosté le: Jeu 13 Oct 2011 - 19:42    Sujet du message: Publicité

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Hana Valdes
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MessagePosté le: Sam 15 Oct 2011 - 08:14    Sujet du message: Une vie à construire [PV Hana] Répondre en citant

    "Harry, c’est quand qu’on arrive à New York ?"

    "Hum pas maintenant ma chérie, on a même pas encore décollé tu sais…"

    Alors que mon beau père attachait la ceinture de sécurité autour de moi, afin surement de me protéger au cas où l’avion viendrait à avoir un souci, je le regardais avec un sourire taquin aux lèvres, expression de malice bien présente dans mes yeux. J’aimais le taquiner, l’embêter, jouant souvent à le pousser à bout, le tester, pour voir jusqu’où pouvait aller sa patience. Et bien souvent, j’arrivais à titiller ses limites, ce qui manquait bien souvent de provoquer une belle dispute à mon encontre. Sans cesse, je le testais. S’il croyait pouvoir prendre la place de mon vrai père, comme ça, sans que je ne l’en empêche, il pouvait toujours rêver ! Même si ma mère semblait plus heureuse aujourd’hui, Harry entré désormais dans sa vie, afin de combler cette solitude qui avait tendance à bien souvent la faire déprimer, je n’en étais pas encore à lui en être reconnaissante. En tant que petite fille, j’aspirais à réussir un jour, de reformer ce couple qu’étaient mes parents. Ils avaient été heureux ensemble, ils s’étaient aimés, et je ne comprenais pas pourquoi il ne pourrait plus en être ainsi. Ballotant mes petites jambes, qui ne touchaient pas le sol une fois en position assise, dans le vide, mon regard se voyait attiré par la brochure, que l’on trouvait souvent dans le dossier du siège devant soi. L’ouvrant avec curiosité, tandis que d’autres passagers remontaient sans cesse l’allée pour chercher leur place, je découvrais avec intérêt, cette petite bande-dessiné. Un coup d’œil dessus intrigué, et je scrutais chacune des images attentivement, essayant de deviner, le sens de chacune des cases…

    "Harry ?"

    "Oui ma chérie ?"

    "Pourquoi dans la bd, il montre des gens qui se protègent avec les mains comme ça ?"

    Et aussitôt, comme pour appuyer mes dires, je venais à montrer du doigt, le cadre qui m’inspirait cette réflexion. L’hôtesse, habillée dans son bel uniforme, et qui indiquait un siège à un autre passager, ne perdait pas une miette de cette petite discussion, entre une petite fille, et ce qui semblait être son père…

    "C’est pour se protéger au cas où il y aurait un problème avec l’avion ma chérie…"

    La naïveté d’une enfant était peut-être touchante certaines fois, mais moi, je n’étais pas comme les autres enfants de mon âge. Moi je savais comprendre des choses que n’étaient pas de mon âge, et aussitôt, je commentais cette réponse un peu trop passe-partout pour moi…

    "Ah oui ? Tu veux dire que si l’avion, par hasard, il tombait, et que si par hasard, il s’écrasait sur le sol, avec tout plein de trucs hypeeeeeer dangereux pour le détruire…. et que lancé à une vitesse de 895 km/h, soit à peu près Mach 0,84, le fait de mettre nos bras comme ça, ça nous sauverait ?"

    Harry pâlissait au fur et à mesure que je lui soumettais mon analyse de la situation, et je remarquais également que l’hôtesse semblait soudainement aussi mal à l’aise que lui. A croire que les adultes aimaient à se rassurer, se conforter dans des idées qu’ils savaient mensongères, ou idiotes. La jeune femme se penchait alors pour venir s’adresser à nous, espérant bien qu’en adoptant cette posture, elle s’assurerait d’un maximum de discrétion. Aussitôt Harry se sentait obligé de se justifier, vis-à-vis de moi…

    "C’est une enfant surdouée vous savez…"

    Un sourire gêné, et je comprenais que la beauté de cette hôtesse, ne le laissait pas insensible. Alors, comme par réaction de défense, je lui assénais aussitôt un coup de pied dans son genou, ce qui le fit immédiatement redescendre les fesses dans son fauteuil…

    "Aie !"

    "Tu n’as pas à t’inquiéter… l’avion est le moyen le plus sur au monde pour voyager ma puce… si tu es sage, je demanderais au commandant si tu peux visiter le cockpit. Ca te ferait plaisir ?"

    Je préférais répondre par un sourire, légèrement exagéré, pour ne pas envenimer le malaise palpable chez ces adultes. L’hôtesse reprenait son travail, et aussitôt, Harry m’arrachait le dépliant des mains…

    "Mais où est-ce que l’on t’apprend tout ça ? C’est dans ton école ?"

    "Non… moi je regarde les images, c’est tout."

    L’avion décollait, et rapidement, je m’endormais, bercée par ce bruit rutilant et sourd, qui avait ce drôle de pouvoir d’envoûtement, m’empêchant de lutter contre un sommeil que je ne contrôlais plus. Quelques heures plus tard, je me réveillais soudainement, ayant faite de nouveau, un horrible cauchemar. Sans même réaliser où je me trouvais, je poussais un cri terrifiée…

    "Aaaaaah !!"

    "Aaah vache ! Quoi ? Qu’est ce qui se passe ?"

    Harry se réveillait en sursaut, inquiet et cherchant déjà frénétiquement du regard, ce qui n’allait pas. J’haussais les épaules, en me frottant l’œil droit de ma main, tout en baillant aux corneilles, avant de répondre le plus naturellement du monde…

    "Rien, j’ai fait un cauchemar…"

    Un souffle d’agacement, et la fin du voyage se finissait sans encombre. Les aéroports m’impressionnaient toujours autant. Ces immenses bâtiments, plus gros encore que les énormes avions qui s’approchaient dangereusement des verrières, et qui, pouvaient accueillir autant de personne, tout ce spectacle restait fascinant, mais aussi et surtout étourdissant. Je m’imaginais des petites fourmis, guidées toutes par un chef qui restait invisible, et qui devait coordonner cet ensemble, avec une baguette, comme les chefs d’orchestres. Arrivée dans le hall, je découvrais mon père, le vrai, accroupi et qui me tendais les bras .Je m’extirpais de la main d’Harry, pour courir vers lui, lui sautant au cou pour l’embrasser avec tendresse et affection. J’étais heureuse de le revoir, même plutôt que prévu…

    "Papaaaaaaaaaa"

    Nous nous dirigions rapidement vers le parking, afin d’y retrouver la voiture de mon père, empruntant ce même chemin, si souvent parcourut ensemble, lui et moi…

    "Pourquoi moi je viens en avance ? Tu t’es trompé dans les jours papa ?"

    J’étais contente d’être ici, aux côtés de mon père. C’était un peu comme les vacances avant l’heure. Me laissant installer sur la banquette arrière de la voiture par mon père, attachée comme il se devait pour ma sécurité, j’attendais que celui-ci finisse d’installer ma valise dans le coffre, et prenne place dans son siège, avant de répondre à ses questions, et surtout, de continuer notre conversation, comme nous avions tant l’habitude. Il fallait quelques longues minutes, de toute façon, pour rejoindre le logement de mon inspecteur de père, et c’était toujours l’occasion pour s’échanger des nouvelles. J’étais d’ailleurs, à ce sujet, bien plus bavarde que lui, mais j’estimais qu’il était de mon devoir, de lui faire, comme une sorte de rapport de mes activités…

    "Bah l’école oui ça va…. sauf Axel qui m’embête toujours, il est trop nul lui t’façon… et pis tu sais, je préfère l’école ici, parce que la maîtresse, elle me donne plus souvent la parole…"

    Un temps de silence, et je me laissais distraire par la pluie qui s’abattait avec force contre les vitres de la voiture. Dehors, il faisait vraiment un sale temps, et c’était un coup à choper un léger blues. Il ne fallait pas que je pense à ma mère maintenant. J’avais bien remarqué que quelque chose n’allait pas, mais j’avais déjà fait l’expérience auparavant, que de demander trop rapidement, trop concrètement une information aux adultes, et c’était le meilleur moyen pour que ceux-ci vous orientent systématiquement sur un mensonge ou une fausse piste. Alors que si l’on amenait le sujet plus délicatement, en choisissant le moment adéquaté, on obtenait de bien meilleurs résultats. De nouveau, cet élan de curiosité s’emparait de moi, et je me voyais lancer une nouvelle série de questions…

    "Tu travailles pas aujourd’hui toi ? T’es en repos ?... Tu sais, Harry il dit dans les avions, que tout est sur… moi je dis que y a rien de jamais vraiment sur, t’es d’accord ?... La bd dans l’avion, elle dit qu’il faut s’attacher, et se cacher la tête avec les mains… au cas y a une catastrophe…. mais c’est nul ! Quand on voit les accidents d’avion à la télé, c’est toujours des petits morceaux qu’on retrouve… alors ça sert à quoi papa de s’attacher ?"

    Je repensais au métier de mon père, et souriais amusée…

    "C’est pas comme attacher les voleurs comme toi tu fais, c’est pas pareil hein papa ? Tu m’as acheté du lait avec le lion sur la bouteille pour mes céréales ? Moi j’aime pas l’autre, il a un drôle de goût…"

    Une grimace, et je tentais de me soulever quelque peu, pour guetter le regard de mon père dans le rétroviseur, essayant de capter l’impression qu’il y avait à l’intérieur, sentant bien que quelque chose n’allait pas…


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Ismael Valdes
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MessagePosté le: Sam 22 Oct 2011 - 11:52    Sujet du message: Re: Une vie à construire [PV Hana] Répondre en citant

« Avec maman, on a décidé que tu viendrais plus tôt parce que… » à sa question, légitime, il a fallu mentir à moitié. Les scrupules de mentir à ma fille, même pour son bien, ont ralenti mon débit pendant quelque secondes « … tu as passé beaucoup de temps chez maman et j’aimerais bien que tu passes aussi beaucoup de temps avec moi. » Il est amusant de constater comment, en cachant une part de vérité, on en dévoile une autre. Les mères sont majoritairement considérées comme plus indispensables ou mieux placées que les pères pour élever les enfants en cas de divorce. Bien qu’ayant accepté la décision – prévisible – du juge de laisser Hana chez sa mère en semaine et un week-end sur deux… je m’étais senti lésé. Dans le malheur de notre famille, j’avais trouvé une petite compensation égoïste.

La route vers mon appartement était semblable à celle que nous avions déjà prise les autres fois, avec un peu plus de grisaille et d’angoisse pour moi. Au virage qui suit l’entrée sur l’autoroute, j’ai lâché le levier de vitesse pour le prendre le pied de ma petite en main, le tâter un peu, contact de père qui ne peut pas être aussi doux qu’une mère, paraît-il.
« J’ai pris congé aujourd’hui. Ça me fera un w-e de trois jours. » En entendant le problème de la ceinture, j’ai ri. J’étais habitué à ses questionnements étonnants pour son âge mais ils me surprenaient encore. « On s’attache au cas où il y aurait de grands tremblements dans l’avion. » La suite, par contre, était moins joyeuse. « J’attache les gens… » J’ai pincé mes lèvres et passé ma langue dessus. Avec John Hart, nouveau maire anti-mutant contesté, les policiers ne savaient pas vraiment à quoi s’attendre. « J’attache les gens parce qu’ils ont fait quelque chose de mal. »

Dans le rétroviseur, ses yeux bleus ont transpercé les miens. Un sourire ébauché s’est levé comme un bouclier entre mon inquiétude et son inquisition.
« Ça va, ma puce ? » Je n’ai pas attendu sa réponse. Je pense que n’importe qui pouvait deviner qu’elle allait mieux que moi. « On va devoir se serrer les coudes, tu sais. Ça risque de ne pas être facile à New York… » Je doublais les voitures ou on me doublait. Nous étions les cellules mécaniques d’un flux moderne qui pouvait nous tuer à tout moment. Un type ivre, fatigué ou sous hallucinogène, un rouage mal adapté… « Tu te souviens de l’autre jour ? Quand tu m’as dit que tu n’avais pas de cauchemar parce que j’étais mutant ? Et bien… » J’ai jeté un œil sur le côté, à un type qui dépassait par la droite. Tsss… « Il faut que tu me promettes de ne pas parler de mutation ou de mutants devant d’autres gens à New York, d’accord ? »

J’ai quitté l’artère principale, délaissé les cellules nerveuses derrière moi pour entrer dans le cœur d’un quartier résidentiel. Les hauts bâtiments de briques rouges et beiges remplaçaient les buildings d’acier et de verre.
« Sauf à ta marraine. Les autres, s’ils savaient, ils pourraient euh… nous séparer. On continuera la conversation dans l’appartement, bébé. » La voiture garée, j’ai aidé Hana à sortir et pris sa valise dans le coffre. Le ‘ting’ de l’ascenseur, inchangé dans un monde d’humains qui ne cessaient d’évoluer avait une note d’incongruité. « Il est l'heure de manger, presque. C’est moi qui cuisine ou tu préfères qu’on commande une pizza ? » Je n’étais pas un cordon bleu, je ne le serai jamais, mais je suis tout de même capable de préparer des trucs basiques, comme des pâtes ou des œufs.

Nous sommes rentrés dans l’appartement et j’ai déposé la valise sur le lit de ma fille.
« On déballe tes affaires d’abord. » Une pichenette légère sur son nez et un sourire de ma part, pas forcé, celui-là. « Ce n’est pas parce qu’on doit faire attention à ce qu’on dit qu’il faut négliger ses affaires. »

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