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:: Une ombre partagée [One shot] ::

 
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Caracole
Le Clan Akkaba

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MessagePosté le: Sam 21 Juin 2014 - 04:03    Sujet du message: Une ombre partagée [One shot] Répondre en citant

23h00, Coney Island. La fraîche brise d'une soirée de printemps soufflait dans les feuilles de l'arbre devant un sinistre et piteux immeuble. Haut de quatre étages, à son pied entrait une silhouette sombre emmitouflée dans la chaleur d'un long manteau d'épais coton bleu. Ce ne fut qu'une fois dans la chaleur du petit lobby faisant office de hall d'entrée qu'elle se déploya, révélant sa nature masculine en même temps que le détail de son visage. Un visage d'une étrange grâce aux traits incertains, mais au regard perçant de curiosité autant que d'intelligence.
Son nom, Sherlock, n'était connu que des rares lecteurs du blog dans lequel il relatait ses enquêtes, du moins avait-ce été son intention. Mais trop rares s'étaient faites les affaires, et puis il y avait eu ces machines, les sentinelles, avec leur maire de maître, aussi redoutable que dépourvues d'astuce. Si bien que le détective mutant leur avait échappe avec une certaine facilite, au prix de tout divertissement, de toute occupation. Après cela, si la vie avait repris son cours, elle n'en avait pas moins changé pour autant.
Mais voilà qu'un beau jour il avait frappé. Le premier meurtre aurait pu passer inaperçu si ce n'avait été pour un détail que seul Bell avait pu remarquer. Lui qui l'on avait accuse d'avoir laisser une femme dans la rue, dans l'exacte position que celle tuée tant de temps âpres a des milliers de kilomètres de la, avec les mêmes blessures aussi. Mais voilà que lui, Sherlock Bell, qui en était arrive a presque croire en sa culpabilité, reconnaissait la signature du bouché alors que le suspect avait été filme par une camera de sécurité, révélant des traits qui n'étaient en rien ceux du détective.
Le second meurtre en revanche, tout le monde en parla. Car s'il était en presque tout point semblable au premier, leur unique différence était pour le moins étrange. Car si c'était un homme d'âge mûr qui avait été filmé la première fois, ce fut une jeune lycéenne qu'un homme filma en train de fuir la scène l'arme du crime dans les mains.
Mais ce ne fut qu'au troisième meurtre que les théories commencèrent à proliférer. De nouveau la victime était positionnée de la même façon, de nouveau elle avait succombé aux mêmes blessures, cependant, cette fois, ce fut un homme aux proportions quasi inhumaines qui fut filme par des camera de sécurité en train de déposer le corps dans une ruelle.
La police suggérait à demi-mots qu'il puisse s'agir d'un culte ou du moins d'un groupe de personnes mentalement instables. Les médias les moins sérieux misaient quant a eux sur un groupe de mutant décide a venger leur espèce.
De mystérieux meurtres lies a son passe, laissant tous les chercheurs de vérité dans la circonspection. Il n'en avait pas fallu moins pour faire renaître en Sherlock Bell une flamme en sommeil. Chaque corps était une énigme, un message qu'il savait lui être adresse, et chaque indice une torche éclairant un peu plus en avant le chemin vers la solution.
Un chemin sinueux, qui le mena vers deux autres morts avant qu'il ait assez de pièces pour commencer à voir apparaître l'image du puzzle.

Si la police avait misé sur la théorie du groupe d'individu instable, Sherlock, lui, avait misé sur celle du mutant. Mais il ne s'agissait pas plus de revanche que de spiritualité. C'était un dialogue a sens unique, le discours d'un esprit certes dérange, mais affûte. Comprendre que les indices étaient volontairement laissés n'avait pas pris beaucoup de temps au détective, mais leur message s'avéra plus cryptique. Chez lui, il aurait saisi l'astuce immédiatement, certainement, mais il ne connaissait pas New York autant que Londres.
Pour le dernier meurtre, le suspect avait été filmé par un vidéaste amateur à son insue. LA scène était discrète, en arrière-plan sur un trottoir inondé d'un torrent de passant. Il fallait agrandir l'image pour voir cette vieille femme glisser un couteau dans un sac en papier, un sac blanc marque du logo d'une boulangerie avant de disparaître dans la foule, bousculé par les gens trop presses pour la remarquer. Mais il fallait surtout être Sherlock pour remarquer le petit garçon qui, quelques secondes plus tard, traversait la rue en mangeant une part de gâteau encore a moitie dans un sac en papier blanc marque du logo de la même boulangerie.
Il y en avait trois du même nom dans la ville dont deux partageaient jusqu'au logo puisqu'appartenant a la même femme. Et puisque toute cette affaire semblait être à propos de son passe, ce fut naturellement qu'il s'orienta vers la première a avoir ouvert, a Coney Islande, au pied d'un immeuble que la nuit et le contexte rendaient sinistre autant que piteux.
Le bruit pourtant, ne vint pas de la boutique endormie, mais d'en haut. Pour un mutant capable de manipuler les sons, repère que cela venait du dernier étage était un jeu d'enfant, quand bien même s'agit-il d'un bruit sourd, comme un corps tombant trop lourdement sur le parquet.
Les marches défilaient quatre par quatre sous ses pieds. Ses yeux ne regardaient qu'en haut, que l'objectif. Ses oreilles n'écoutaient que l'appartement gauche du dernier étage, son pouvoir amplifiant chaque son qui y était produit a l'intention de son oreille seule. Il était au troisième lorsqu'il entendit la fenêtre grincer en coulissant, puis la semelle de la chaussure frotter légèrement sur le rebord. Cependant il n'y eut aucun bruit de pas le temps qu'il arrive enfin devant la porte, seulement un silence lourd et puis un léger « poc », trop loin de la chambre qu'il écoutait pour en deviner vraiment la nature. Mais a deviner il aurait dit le bruit d4un corps se réceptionnant avec souplesse sur le sol.
D'un claquement de doigts, il déclencha un son si grave que l'oreille humaine le percevait à peine comme un lointain bourdonnement, un son qui fit vibrer la poigne métallique de la porte. D'abord doucement, et puis assez fort pour que le bois autour se craquelle, si bien qu'il n’eut besoin que de pousser pour que la porte s'ouvre, laissant, dans un léger craquement, la poignée en place.
Si le tour était l'un de ses petits plaisirs coupables, ceux sur quoi il lui ouvrit la voie était loin d'être plaisant.

L'atmosphère était presque putride. Le papier peint, jauni par les ans, se décollait en de si nombreux endroits que l'on pouvait se demander comment il tenait encore. LA faible lumière au plafond, jaune et vacillante, faisait jouer d'inquiétantes ombres sur les murs. De toute évidence l'appartement n'avait pas été habité depuis bien des années.
Ce fut dans le salon qu'il trouva le corps. Une jeune femme, la trentaine environ. Son expression d'horreur, figée dans la mort, rendait difficile l'évaluation de son âge, autant que sa beauté, ou non, passe. Nue, c'est sous le sang coagule qu'elle cachait la couleur de ses cheveux, de sa pilosité. Mais au fond peu importait ces détails. Seules les plaies comptaient. Celle sous l'estomac, un coup qui avait dû trancher l'intestin à sa base. Celle a la cuisse droite, un coup d'estoc, juste de quoi faire pénétrer la lame dans l'artère fémorale. Et enfin celle a la gorge, évitant la carotide, mais pas les cordes vocales, c'était la le premier des coups portes, pour que les cris de la victime ne soient qu'un chuintement à peine audible. L'absence de sang montrait que le corps avait été déplacé, tu ailleurs. L'absence d'odeur disait, elle, que la mort était récente.
Le mutant détective ne mit pas longtemps à sortir les gants de latex qu'il avait en permanence dans la poche intérieure de son manteau. Accroupi près du corps, il en examinait chaque parcelle de peau avec une attention presque inhumaine et un détachement qui ne l'était certainement pas moins. Laissant ses doigts courir sur le bord de la plaie à la gorge, il crut d'abord à un effet de l'esprit. Pourtant cette demi-sensation, comme une vibration infime plus qu'un véritable tremblement, lui fit fermer les yeux, focaliser son ouïe, cherchant adapter le moindre frémissement sonore. Et il entendit, entre deux respirations, à peine moins audibles qu'une fuit de gaz, son pouvoir en fit un chuintement puis un battement de coeur, faible, si faible qu'il lui fallut se pencher sur la poitrine immobile, y coller son oreille, pour être certain d'avoir bien entendu.
Mais alors qu'il sentit le contact de la peau contre son oreille ce ne fut pas froid comme il s'y était attendu, et voilà que le battement se fit plus fort, si fort qu'en l'état, concentre sur son ouïe seule, amplifiant l'onde sonore captée a l'intention de ses tympans seuls, il resonna en lui, le déstabilisant juste assez pour qu'il ne puisse réagir lorsque les bras de la victime se resserrèrent sur lui. Il n'eut que le réflexe de lever les yeux vers cette chose qui l'agressait, juste a temps pour voir la face horrifiée, figée et sans vie, se changer en une parfaite réplique de lui-même, déformé cependant par un regard et un sourire que Sherlock n'avait jamais eu, mais qu'il connaissait, il avait affaire a un prédateur et il était la proie.
Ce fut la sa dernière pensée avant qu'il ne sente comme un millier de minuscules aiguilles se ponter dans ses bras, a l'endroit ou se refermaient sur lui les mains de son bourreau, et que celui-ci ne le plonge dans les ténèbres en écrasant violemment son front contre le nez du mutant détective.

D'abord ce fut une douleur dans les poignets et les chevilles, venant par battement, comme une lumière éclairant les ténèbres sur un rythme étrange. Et puis ce fut le tour de la mémoire, fracassante, brisant tout sur son passage pour rappeler le pourquoi de la douleur, pour rappeler qu'elle n'est rien face a ce qu'il allait trouver en ouvrant les yeux. Le désespoir. C'est par réflexe que ses yeux allèrent chercher les détails qui l'entouraient. Ligote par les pieds et les poignets a une chaise, il était toujours dans la même pièce. Face à lui, le tueur metamorphe se regardait dans la glace, examinant les traits de Sherlock Bell comme s'ils étaient les siens.

« Ah tu te réveilles enfin... Étrange visage que le tien »

La rime était-elle volontaire ? Sherlock n'en savait rien. Pour la première fois depuis... toujours ou presque, il ne savait rien du tout. Qui était ce type, un homme de son passe ? Une femme ? Un sociopathe croise par hasard ? Pourquoi s'en prendre a lui plutôt qu'un autre ?

« Tant de questions dans ta petite tête. Ne mets pas, tes yeux le reflète. »

Pourquoi parlait-il en foutues rimes ? Le type, il avait décidé que ce serait un type jusqu'à preuve du contraire, s'approchait de lui d'un air inquiétant. Mais après tout s'il voulait parler, qu'il s'approche encore.

« Ne t'en f... »

Ils n'étaient séparés que de quelques centimètres lorsque le mutant usa de son pouvoir, utilisant le son de la voix de son bourreau. Il en modula la fréquence, l'intensité, concentrant toute l'énergie qu'il lui restait pour déclencher une déflagration sonore.
Mais le son continua a se moduler, créant un effet sonore si loin d'un son naturel que Sherlock fut prit de vertige, et qu'en face de lui son agresseur chancelait, avant de vomir a leur pied, attirant l'attention du détective sur une autre tache sur le sol, comme une autre vomissure, mais plus sombre, plus dérangeante, du sang.

« Ca pour une surprise... Ça déstabilise. »

Toujours ces rimes qui commences à agacer Sherlock tandis que son double s'essuyait la commissure des lèvres du revers de la manche.

« Comment vous avez fait ça ?
Serieusement ? C'est ça ta première question ? »

Le soulagement, pas de rimes, mais la question était justifié, même lui était surpris, il avait voulut demande pourquoi lui, mais les mots étaient sortis tout seuls de sa bouche.

« C'était simplement ton pouvoir en action »

Frustration...

« Si c'est ce que tu veux, je vais t'expliquer. Ou pas... en fait je n'ai pas décide. Mais en même temps ça ferait une explication pour ce qui va lire. Et puis un petit monologue, ça fait quand même plaisir. »

Perplexité... Sur quoi était-il tombé ? Qu'est-ce que ce type racontait ? Rien de tout ça n'avait de sens. Il n'allait tout de même pas finir sur quelque chose d'aussi ridicule... Et voilà que sa copie changeait de nouveau d'apparence. En un instant, l'homme qui faisait face à Sherlock était devenu une étrange caricature d'être humain. Vetut d'une toge blanche faisant penser a celles des Grecs, il avait un corps chétif, bien trop fragile en apparence pour supporter une tête énorme, dépourvue du moindre poil, orne d'yeux d'un blanc sans défaut.

« Je suis Uatu. Observant l'histoire de l'univers de son commencement à sa fin j'ai pour devoir de ne jamais intervenir. »

Sherlock était plus perdu que jamais, mais moins qu'il ne le fut un instant plus tard, lorsqu'il vit le visage de ce Uatu se changer le temps de mimer des lèvres « C'est pas vrai ! », avec les traits de Brad Pitt ?

« Ton sang remonte à un ancien temps où les pharaons étaient les fils des dieux, un temps qui donna naissance au premier des mutants, au fort parmi les forts, messie de la seule véritable foi, prophète de la survie du plus fort. Il est l’apocalypse et son sang s'écoule depuis l'aube des temps jusque dans tes vaines. Et… »

Le métamorphe changea de nouveau, mais son visage n'était plus celui de la morte ou du détective, mais celui faisant vaguement penser a Tyler Durden qu'il venait d'entrapercevoir, laissant deviner qu'il s'agissait la de son véritable visage. Et alors que la prise sur sa mâchoire se resserrait un peu en le forçant à lever le visage vers celui de son bourreau, il ne put s'empêcher d'observer. Ce qu'il vit fut un ultime étonnement.
Il n'y avait plus rien qui puisse évoquer un prédateur dans ce visage-là. Le sourire qui s'esquissait à la commissure des lèvres était mélancolique, presque tendre, et les yeux ne reflétaient pas la mort, mais plutôt le regret.

« Ça n'a pas d'importance au fond. Qu'est-ce que ça change pour toi de savoir ou non. »

Sherlock ne vit pas la lame, mais il sentit le froid de l'acier se glisser sur sa gorge, pressant la peau sans pour autant la couper.

« Âpres ça il n'y aura plus rien pour toi, le néant, seulement ça. Il me semble pourtant que j'aurais pu t'aimer. Non comme tu l'entends, mais ça n'aurais rien change. Mais peut-être ailleurs sommes-nous frères ? Car après tout nous partageons notre mère. »

Sherlock avait cesse de lutte, de chercher à se dégager. Ses larmes coulaient, mais il ne sanglotait pas. Il écoutait sans comprendre, voulait hurler, un peu, de voir son assassin le pleurer tout en prolongeant son supplice. Il voulait lui hurler de le tuer puisqu'il n'y avait pas d'autre issue. Mais il avait renoncé, après tout il n'y avait plus d'issue, plus que l'attente que le délire d'un fou, d'un inconnu, se termine.

« J'aurais fait de toi le plus grand enquêteur de tout les temps, et tu aurais fait de moi le croquemitaine que Sherlock n'a jamais pu attraper. Je t'aurais rendu assez fort pour que tu rencontres notre seigneur, et nos voix se seraient jointes l'une à l'autre pour devenir la sienne. »

Il plaça la pointe de la lame contre le cou, un peu derrière la jugulaire. Âpres s'être essuye les yeux d'un revers de la manche. L'expression avait de nouveau change, n'étant cette fois plus que détermination, alors Sherlock sut que le moment était venu.

« Mais tu es faible, indigne de mon sang, indigne du clan Akkaba ! »

La lame entra en lui comme dans de la mousse. Il y eut un pic de douleur, un cri prive d'air, et puis plus rien.


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MessagePosté le: Sam 21 Juin 2014 - 04:03    Sujet du message: Publicité

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